À propos

Je m’appelle Geoffrey Dorne. Je suis né en 1985 dans le Nord de la France, où j’ai grandi entre la forêt, les carnets de dessin et les premiers ordinateurs. Cette double familiarité, la main et la machine, le végétal et le code, n’a jamais cessé de structurer mon travail.

Après les Beaux-Arts, j’ai intégré l’ENSAD (École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris) en 2004, où j’ai étudié le design, le graphisme, la typographie, l’édition, la philosophie, la programmation, mais aussi la peinture, la sérigraphie, la scénographie, le design textile et bien d’autres sujets. J’en suis sorti en 2009 avec un projet intitulé « Hacking Citoyen », qui était ma manière de poser le design comme un outil critique et de hacking.

J’ai ensuite mené deux années en tant que chercheur à l’EnsadLab au sujet du design émotionnel et numérique, puis j’ai travaillé en indépendant pour de nombreuses ONG, associations, structures publiques. En 2012, j’ai fondé l’atelier Design & Human, et en 2019 le Labo·mg, orienté vers l’éthique environnementale. En 2021, j’ai quitté la ville pour m’installer au cœur de la forêt du Parc Naturel des Vosges du Nord, où j’ai bâti un atelier autonome, un lieu où l’on peut travailler le graphisme, le numérique, le bois et le végétal sous le même toit.

 


 

Les Éditions HCKR

J’ai fondé les Éditions HCKR en 2022. L’idée était simple : faire des livres qui soient eux-mêmes des outils. Des objets qui ne se contentent pas de raconter, mais qui arment, équipent, déplacent quelque chose chez celle ou celui qui les ouvre. Hacker Citizen, Hacker Protester, iAnarchie, Iconofascisme, les affiches de littérature augmentée... chaque publication est pensée comme un geste, pas comme un produit. J’ai créé cette maison d’édition pour associer la radicalité du livre, sa beauté et son utilité, tout ça tourné vers les gens, pour les gens, avec les gens.

 


 

Mon quotidien

Je me lève (très) tôt. Je travaille (trop) tôt, dans le calme. Je sors (aussi)tôt en forêt avant que la journée ne commence vraiment. Le reste du temps, j’écris, je dessine, je fabrique des livres et des objets dans mon atelier, parfois je réponds à des commandes de design graphique et numérique, et surtout, j’avance sur les nouvelles éditions à publier. Je partage mes journées avec ma famille, mes animaux, mon potager, ma maison, mes voisins. Je crois aux idées que je défends et j’essaie de les tenir aussi dans ma manière de vivre, pas seulement dans les pages de mes livres. 

Pour le reste, je suis juste un type normal qui fait ce qu’il peut.

Mon site web personnel

  • Pourquoi avoir quitté la ville pour la forêt ?

    Parce qu’il devenait impossible de vivre heureux, d’écrire sur l’autonomie, l’écologie, l’anarchie ou la lenteur depuis un appartement urbain. J’avais besoin de vie, de famille et d’œuvrer librement. Vivre ici n’est pas un retrait, c’est un point d’observation différent, plus juste pour ce que je veux faire.

  • Pourquoi le mot «hacker» ?

    HCKR, ça veut dire HACKER. Ce mot, pour moi, signifie comprendre, détourner, réparer, être libre. C’est refuser que les outils, les institutions ou les récits restent fermés. Les Éditions HCKR partent de là : redonner aux gens la capacité de bricoler le monde qu’on leur impose.

  • Comment tu arrives à vivre ?

    Très modestement et avec énormément de travail. Je n’ai pas de distributeur, pas de diffuseur, pas de financeur... Je fais tout tout seul. Le modèle tient parce que les livres sont pensés comme des objets durables et parce que les lecteurs achètent en direct. C’est lent, c’est fragile, mais c’est libre.